
LE COTON
Le coton était utilisé au Mexique, dès 3.500 ans avant JC et dans la vallée de l'Indus 2700 ans avant JC .
Vers l'an 1000, la civilisation arabe faisait connaitre le Quoton à l'Europe.
En 1764, l'américain James Hargreaves perfectionnait sa machine à filer qui pouvait filer 200 fils à la fois.
De pareils « moulins à filer » commencèrent alors à proliférer.
Aujoiurd’hui, le filage se fait par courant d'air ou par un système électrostatique.
La révolution du coton apporta l'or pour les uns, le blanc pour tous et le poison les travailleurs agricoles.
La consommation mondiale du coton devrait se situer près de 25 millions de tonnes.
Les principaux pays producteurs sont les États-Unis, la Russie et la Chine, l'Australie et plus de 70 pays situés dans la ceinture tropicale et subtropicale. I70 millions de personnes dans le monde, dont la plupart vivent dans des pays à faible niveau de vie, dépendent de l'économie du coton.
24% des pesticides vendus dans le monde sont utilisés pour la culture du coton, alors qu'elle ne représente que 2,5% des surfaces agricole.
Il faut beaucoup de chaleur et d’eau pour faire pousser le coto, ce qui favorise la vie des insectes prédateurs Immaginez l’empoisonnement de l’eau, de l’air, des animaux d’élevage engendré dans ces régions de production. Il fait l’objet d’arrosage de pesticides, souvent par les airs tous les 3 ou 4 jours, au cours des 4 à 6 mois que dure sa croissance. Comme si les pesticides ne suffisaient pas à la culture, on utilise des défoliants pour faciliter la récolte à la machine à base de cyanure (développés pendant la guerre du Vietnam)
Ce sont des organo chlorés mis au point pendant la dernière guerre mondiale, totalement interdits en Europe.
On a compté 17 produits différents sur ces cultures, au Mexique.
Ils représentant près de la moitie des frais, l'autre moitié est dépensée pour le transport hors des terres agricoles.
Au Guatemala, les femmes vivant dans ces régions, ont dans leur lait maternel des doses 25 fois supérieures à celles paraissant acceptables, pour l'OMS, dans le lait des vaches.
La culture engendre des désastres pour la santé humaine et des désastres écologiques ? Rappelons que la mer d'Aral a été asséchée en quelques dizaines d’années pour irriger des champs de coton..
![]()
La culture du coton bio se fait le plus souvent dans des communautés villageoises. Dàs le début de ces mises en culture, les promoteurs ont porté leurs efforts vers une meilleur rétribution des travailleurs, des accompagnements à l’éducation par des créations d’écoles ou des centres de santé.
Sa culture est venue s’intercaler entre les temps de culture vivrière, utilisant les engrais restant de ces cultures, grâce à ses racines profondes. A la place des pesticides, on utilise des phéromones pour piéger les vers nuisibles ; sont mises aussi à contribution, des guêpes insectivores.
Apres la récolte, on détruit les pieds pour controler le mildiou.
On obtient un coton de meilleure qualité, exempt de métaux lourds qui fragilisent la fibre.
Dans les forêts colombiennes, on a trouvé de véritables arbustes de coton de 2 à 3m, pouvant vivre jusqu’à quinze saisons, qui donnent du coton de couleur, fleurissant en brun reglisse, vert olive ou amande .
Le coton a de bonnes qualités d'isolation. Il est solide mais relativement peu élastique. Il a été bien vite apprécié en Europe pour la finesse du fil, sa douceur et son blanc éclatant.
Pour la transformation du coton après récolte, les fibres subissent des traitements aux produits chimiques très polluants : blanchiment au chlore, teintures aux métaux lourds, traitement au formaldéhyde, etc…
Les résidus de ces produits chimiques provoquent des irritations cutanées et des allergies au contact avec la peau sensible, surtout avec la peau de bébé.
L’agriculture biologique de coton respecte l’homme et la planète : pas d’engrais chimiques, ni pesticides, ni OGM.
Pour la transformation sont utilisés des produits 100 % biodégradables et des teintures sans métaux lourds.
Le coton bio est en grande partie issu de petites structures ou coopératives, qui respectent les principes du commerce équitable (Inde, Turquie).
Certains fournisseurs contrôlent ainsi la production du coton du champ jusqu’au produit final, dans un respect maximal pour l’environnement et l’homme.
Ils donnent assistance et support aux paysans et garantissent la vente de leur coton à prix équitable, permettant aux producteurs et leurs familles de vivre décemment.
La qualité « bio » du processus est contrôlée et certifiée par des organismes reconnus au niveau international (SKAL, IMO,…).